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Le concordat de 1801: Napoléon et l'église

Le concordat de 1801: Napoléon et l'église

Le Concordat de 1801 était un accord entre la France - représentée par Napoléon Bonaparte - et l’église en France et la papauté sur la position de l’Église catholique romaine en France. Cette première phrase est un peu fausse car, alors que le concordat était officiellement un règlement religieux de la part de la nation française, Napoléon et les objectifs du futur empire français étaient si profondément au centre de son action qu'il s'agit essentiellement de Napoléon et de la papauté.

La nécessité d'un concordat

Un accord était nécessaire parce que la Révolution française, de plus en plus radicale, supprimait les anciens droits et privilèges dont jouissait l’Église, avait saisi une grande partie de sa terre et l’avait vendue à des propriétaires terriens laïcs; Sécurité publique, de commencer une nouvelle religion. Au moment où Napoléon a pris le pouvoir, le schisme entre l’Église et l’État avait été considérablement réduit et un réveil catholique avait eu lieu dans une grande partie de la France. Cela avait amené certains à minimiser les résultats du Concordat, mais il est important de rappeler que la Révolution française avait déchiré sa religion en France et qu'il fallait ou non un Napoléon pour tenter de rétablir la paix.

Il y avait toujours un désaccord officiel entre le reste de l'église, en particulier la papauté, et l'État et Napoléon estimaient qu'un accord était nécessaire pour aider à la colonisation de la France (et à renforcer son propre statut). Une église catholique amicale pourrait imposer sa conviction à Napoléon et préciser ce que Napoléon pensait être le bon moyen de vivre en France impériale, mais seulement si Napoléon pouvait se résoudre. De même, une église brisée sapait la paix, causait de grandes tensions entre la piété traditionnelle des zones rurales et des villes anticléricales, alimentait les idées royales et contre-révolutionnaires. Comme le catholicisme était lié à la royauté et à la monarchie, Napoléon souhaitait le lier à sa royauté et à la monarchie. La décision de Napoléon de s'entendre était donc tout à fait pragmatique mais bien accueillie par beaucoup. Le fait que Napoléon le fasse à son avantage ne signifie pas qu’un concordat n’était pas nécessaire, mais bien que celui-ci était d’une certaine manière.

L'accord

Cet accord était le Concordat de 1801, bien qu'il ait été officiellement promulgué à Pâques 1802 après avoir été réécrit à vingt et une reprises. Napoléon le retarda également pour pouvoir d'abord rétablir la paix sur le plan militaire, dans l'espoir qu'une nation reconnaissante ne soit pas dérangée par les ennemis jacobins de l'accord. Le pape a accepté d'accepter la saisie des biens de l'église et la France a accepté de verser aux évêques et à d'autres personnalités religieuses des salaires de l'Etat, mettant ainsi fin à la séparation des deux. Le Premier Consul (ce qui signifiait Napoléon lui-même) avait le pouvoir de nommer des évêques, la carte de la géographie de l'église était réécrite avec des paroisses et des évêchés modifiés. Les séminaires étaient encore légaux. Napoléon ajouta également les «Articles organiques» qui contrôlaient le contrôle papal sur les évêques, favorisant les souhaits du gouvernement et bouleversant le pape. Les autres religions étaient autorisées. En effet, la papauté avait endossé Napoléon.

Fin du concordat

La paix entre Napoléon et le pape se rompit en 1806 lorsque Napoléon introduisit un nouveau catéchisme «impérial». C'étaient des séries de questions et réponses destinées à éduquer les gens sur la religion catholique, mais les versions de Napoléon éduquaient et endoctrinaient les gens aux idées de son empire. Les relations de Napoléon avec l'église demeurèrent également glacées, surtout après qu'il se soit donné le jour de la fête de la sainteté le 16 août. Le pape a même excommunié Napoléon, qui a réagi en arrêtant le pape. Pourtant, le concordat est resté intact et bien que ce ne fût pas parfait, certaines régions semblant lentes, Napoléon a tenté de prendre plus de pouvoir à l’église en 1813, lorsque le concordat de Fontainebleau a été imposé au pape, mais cela a été rapidement rejeté. Napoléon apporta à la France une forme de paix religieuse que les dirigeants révolutionnaires avaient trouvée au-delà de leur portée.

Napoléon est peut-être tombé au pouvoir en 1814 et 15, et les républiques et les empires vont et viennent, mais le Concordat reste en place jusqu'en 1905, année à laquelle une nouvelle république française l'annule en faveur de la «loi de séparation» qui divise l'église et l'État.