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Analyse de "La fenêtre ouverte" de Saki

Analyse de "La fenêtre ouverte" de Saki

Saki est le pseudonyme de l'écrivain britannique Hector Hugh Munro, également connu sous le nom de H. H. Munro (1870-1916). Dans "The Open Window", peut-être son histoire la plus célèbre, ses conventions sociales et son étiquette lui permettent de protéger un adolescent malfaisant des ravages sur les nerfs d'un invité peu méfiant.

Terrain

Framton Nuttel, à la recherche d'une "cure de nerf" prescrite par son médecin, se rend dans une région rurale où il ne connaît personne. Sa soeur lui fournit des lettres d’introduction pour qu’il puisse rencontrer des gens là-bas.

Il rend visite à Mme Sappleton. Pendant qu’il l’attend, sa nièce de 15 ans lui tient compagnie dans le salon. Lorsqu'elle réalise que Nuttel n'a jamais rencontré sa tante et ne sait rien d'elle, elle explique que cela fait trois ans que Mme Sappleton a vécu la "grande tragédie", lorsque son mari et ses frères sont partis à la chasse et ne sont jamais revenus, vraisemblablement engloutis par une tourbière est similaire à couler dans les sables mouvants). Mme Sappleton garde la grande porte-fenêtre ouverte tous les jours, dans l’espoir de la retrouver.

Lorsque Mme Sappleton apparaît, elle est inattentive envers Nuttel, elle parle plutôt du voyage de chasse de son mari et de la façon dont elle l'attend chez lui à tout moment. Ses manières délirantes et ses regards constants à la fenêtre inquiètent Nuttel.

Puis les chasseurs apparaissent au loin, et Nuttel, horrifié, attrape sa canne et sort brusquement. Lorsque les Sappleton s'exclament sur son départ brutal et brutal, la nièce explique calmement qu'elle était probablement effrayée par le chien des chasseurs. Elle affirme que Nuttel lui aurait appris qu'il avait déjà été poursuivi dans un cimetière en Inde et tenu à distance par une meute de chiens agressifs.

Les conventions sociales offrent une "couverture" aux méfaits

La nièce utilise le décorum social beaucoup en sa faveur. Premièrement, elle se présente comme sans importance, annonçant à Nuttel que sa tante sera bientôt morte, mais qu’entre-temps, vous devez me supporter. Cela doit ressembler à une plaisanterie effacée, suggérant qu'elle n'est pas particulièrement intéressante ou amusante. Et cela fournit une couverture parfaite pour son mal.

Ses prochaines questions à Nuttel sonnent comme de petites discussions ennuyeuses. Elle demande s'il connaît quelqu'un dans le coin et s'il sait quelque chose à propos de sa tante. Mais comme le lecteur le comprendra éventuellement, ces questions sont des questions de reconnaissance visant à déterminer si Nuttel constituera une cible appropriée pour une histoire fabriquée.

Conte fluide

La blague de la nièce est sournoise et blessante. Elle prend les événements ordinaires du jour et les transforme habilement en une histoire de fantômes. Elle inclut tous les détails nécessaires pour créer un sentiment de réalisme: la fenêtre ouverte, l'épagneul brun, le manteau blanc et même la boue de la tourbière supposée. Vus à travers la lentille fantomatique de la tragédie, tous les détails ordinaires, y compris les commentaires et le comportement de la tante, prennent un ton inquiétant.

Le lecteur comprend que la nièce ne sera pas prise au piège de ses mensonges, car elle a clairement maîtrisé son mode de vie menteur. Elle dissipe immédiatement la confusion des Sappleton en expliquant la peur des chiens de Nuttel. Son attitude calme et son ton détaché ("suffisamment pour faire perdre la raison à quiconque") ajoutent un air de vraisemblance à son récit scandaleux.

Le lecteur en duo

L'un des aspects les plus intéressants de cette histoire est que le lecteur est d'abord dupé, tout comme Nuttel. Le lecteur n'a aucune raison de ne pas croire à la "couverture" de la nièce - elle est juste une fille sage et polie qui fait la conversation.

Comme Nuttel, le lecteur est surpris et effrayé lorsque la partie de chasse se présente. Mais contrairement à Nuttel, le lecteur comprend enfin la vérité sur la situation et apprécie l'observation amusante de Mme Sappleton: "On pourrait penser qu'il a vu un fantôme".

Enfin, le lecteur découvre l'explication calme et détachée de la nièce. Au moment où elle dit: "Il m'a dit qu'il avait horreur des chiens", le lecteur comprend que la véritable sensation ici n'est pas une histoire de fantôme, mais plutôt une fille qui tourne sans effort des histoires sinistres.