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Compétence lexicale

Compétence lexicale

La capacité à produire et à comprendre les mots d'une langue.

La compétence lexicale est un aspect à la fois de la compétence linguistique et de la compétence communicative.

Exemples et observations

  • Anna Goy
    Au cours de la dernière décennie, de plus en plus de philosophes, linguistes, psychologues et informaticiens sont convaincus qu’il est impossible de donner un compte rendu complet de nos compétences dans le domaine de la signification verbale sans lien entre langage et perception (Jackendoff, 1987; Landau & Jackendoff, 1993; Harnad, 1993; Marconi, 1994). De plus, on a prétendu que la frontière entre la connaissance lexicale et encyclopédique n’est pas claire (ou peut être totalement absente): la façon dont nous utilisons, percevons et conceptualisons les objets fait partie d’une sorte de connaissance qui appartient non seulement à notre compétence lexicale, mais c’est précisément ce qui nous permet de connaître le sens des mots et de les utiliser correctement.
  • Diego Marconi
    En quoi consiste notre capacité à utiliser des mots? Quel type de connaissances et quelles capacités sont à la base de ces connaissances?
    Il m'a semblé que pouvoir utiliser un mot, c'est, d'une part, avoir accès à un réseau de connexions entre ce mot et d'autres mots et expressions linguistiques: c'est savoir que les chats sont des animaux, que pour arriver quelque part, il faut bouger, qu'une maladie est une maladie dont on peut guérir, etc. D'autre part, être capable d'utiliser un mot, c'est savoir comment mapper des éléments lexicaux sur le monde réel, c'est-à-dire être capable de appellation (sélection du mot juste en réponse à un objet ou à une circonstance donnés) et application (sélection du bon objet ou des bonnes circonstances en réponse à un mot donné). Les deux capacités sont, dans une large mesure, indépendantes l'une de l'autre… On peut appeler la capacité précédente inférentiellecar elle sous-tend notre performance inférentielle (telle que, par exemple, l’interprétation d’une réglementation générale concernant les animaux comme s’appliquant aux chats); ce dernier peut être appelé référentiel
    J'ai par la suite découvert, grâce à Glyn Humphreys et à d'autres neuropsychologues, que des recherches empiriques sur les personnes atteintes de lésions cérébrales au cerveau ont confirmé, dans une certaine mesure, l'image intuitive de compétence lexicale Je faisais des croquis. Les capacités inférentielles et référentielles semblaient être séparées.
  • Paul Miera
    Développer de bons instruments de test pour évaluer les hypothèses sur le développement du vocabulaire peut être plus difficile que nous le supposions généralement. La simple comparaison des associations d’apprenants de L2 et de locuteurs natifs, à l’aide de listes de mots ad hoc, comme l’a montré une grande partie de la recherche dans ce domaine, commence à ressembler à une approche très peu satisfaisante de l’évaluation de la L2. compétence lexicale. En effet, les outils de recherche émoussés de ce type peuvent être intrinsèquement incapables d'évaluer l'hypothèse que nous pensons être en train d'étudier. Des études de simulation minutieuses permettent de tester les capacités de ces instruments avant qu'ils ne soient largement utilisés dans des expériences réelles.
  • Michael Devitt et Kim SterelnyLorsque nous parlons d’une capacité à utiliser un nom acquis lors d’un doublage ou d’une conversation, nous parlons de compétence. Ainsi, la compétence avec le nom est simplement une capacité acquise avec un emprunt de base ou un emprunt de référence. La capacité est sous-jacente à des chaînes causales d'un certain type qui lient le nom à son porteur. Puisque le sens du nom est sa propriété de désigner par ce type de chaîne, on pourrait dire que, d'une manière psychologiquement austère, la compétence avec un nom implique «de saisir son sens». Mais la compétence n'exige aucune La connaissance sur le sens, tout savoir que le sens est la propriété de désigner le porteur par un certain type de chaîne causale. Ce sens est en grande partie externe à l'esprit et dépasse le sens du locuteur ordinaire.